Pathologie thoracique

Thoracoscopie

Qu’est-ce qu’une thoracoscopie ?

Cicatrices de thoracoscopie vue schématique

Cicatrices de thoracoscopie
vue schématique

Une intervention par thoracoscopie consiste à remplacer une longue cicatrice et ses conséquences (sections musculaires, écartement des côtes…) par des orifices dont la taille est comprise selon les interventions entre 3 et 12 mm, et dont le nombre est compris entre 1 et 5 selon les nécessités et la complexité de l’intervention. Ces orifices cutanés correspondent à l’introduction dans la cavité pleurale d’un endoscope (ou optique) relié à une caméra et aux instruments nécessaires à l’intervention.
Pour certaines interventions majeures, une incision de quelques cm doit parfois être associée.

 

Qu’est-ce qu’une thoracoscopie assistée par robot ?

Dans certains cas, le chirurgien peut réaliser une thoracoscopie assistée par robot. Cela ne signifie pas que l’intervention est faite par un robot, mais que les instruments sont manipulés à distance par le chirurgien. Le robot peut apporter parfois une précision supplémentaire pour certains temps de l’opération. Les cicatrices sont les mêmes que celle d’une thoracoscopie “standard“.

 

Peut-on réaliser toutes les interventions par cette technique ?

Presque toutes les interventions, qu’elles soient mineures ou majeures, peuvent être réalisées par thoracoscopie, sous réserve de la formation adaptée de l’équipe chirurgicale, de l’équipement approprié du bloc opératoire et du respect des règles de sécurité.
La thoracoscopie est utilisée couramment dans les cas suivants :

 

Une intervention par thoracoscopie est-elle toujours possible ?

Pour de nombreuses maladies non tumorales, les interventions sont presque systématiquement faites par thoracoscopie. Cependant, certaines circonstances (adhérences pleurales, séquelles de maladies pulmonaires, anomalies anatomiques, difficultés techniques, complications imprévues…) peuvent nécessiter de transformer l’intervention en chirurgie conventionnelle avec ouverture thoracique. Cette éventualité est rare (environ 5% des cas).
Dans de nombreux cas, il est cependant nécessaire d’avoir recours à une intervention conventionnelle faite avec une ouverture thoracique (thoracotomie), pour des raisons techniques et des raisons de sécurité.

Thoracique - fiche thoracoscopie 1

 

Anesthésie

Sauf exception, l’intervention se déroule sous anesthésie générale.
Sauf nécessité de compléter le bilan par d’autres examens, vous êtes hospitalisé(e) la veille de l’intervention.
Vous devez voir l’anesthésiste en consultation pré-opératoire, comme pour toute intervention chirurgicale sous anesthésie générale.
Si vous êtes fumeur, même occasionnellement, il est fortement conseillé d’arrêter de fumer. L’idéal est d’arrêter le tabac plusieurs semaines avant l’intervention. En pratique, un arrêt d’au moins 15 jours est indispensable pour minimiser les risques de surinfection bronchique qui peuvent prolonger votre hospitalisation et nécessiter des traitements particuliers.

 

Suites opératoires

Drain pleural

Drain pleural

En fin d’intervention, un à deux drains pleuraux (tubes de 10 mm de diamètre sortant de la cavité pleurale, et reliés à une valise stérile) sont mis en place. Ils servent à aspirer l’air et les sécrétions pleurales postopératoires. Selon le type d’intervention, les drains sont gardés pendant 1 à 5 jours, parfois plus dans certaines circonstances. Sauf cas particulier, vous pouvez quitter l’hôpital le lendemain de l’ablation du dernier drain.
Vous pouvez mener une vie normale dès votre sortie de l’hôpital. Il est cependant recommandé de limiter les efforts physiques et les voyages pendant les 15 premiers jours. Les voyages en avions sont autorisés 15 jours après la sortie de l’hôpital sous réserve que votre radiographie pulmonaire ait été contrôlée par le chirurgien ou le pneumologue.

 

Complications

Exemple de cicatrices après thoracoscopie

Exemple de cicatrices après thoracoscopie

Le fait que l’intervention soit réalisée par thoracoscopie ne doit pas occulter le fait qu’il s’agit d’une chirurgie du thorax avec ses possibles complications et celles de l’anesthésie générale.
Par rapport à une chirurgie thoracique conventionnelle, une intervention par thoracoscopie comporte les avantages suivants :

  • séquelles esthétiques mineures
  • absence de séquelle musculaire à long terme
  • récupération plus rapide et hospitalisation plus courte

Toutefois, pendant les premiers jours, voire les premières semaines, vous pourrez présenter des symptômes suivants :

  • Douleurs au niveau de la paroi thoracique. Une partie de ces douleurs est liée aux drains thoraciques. Vous recevrez un traitement adapté à votre cas (médicaments par voie orale, analgésie péridurale postopératoire, bloc paravertébral ou analgésie autocontrôlée…). L’anesthésiste vous en informera au cours de la consultation d’anesthésie.
  • Sensation de difficulté respiratoire, d’oppression thoracique,
  • Sensation d’hypoesthésie cutanée (diminution de la sensibilité de la peau) au niveau de la paroi thoracique.

Ces signes, s’ils existent, régresseront progressivement en 1 à 3 mois selon l’importance de votre intervention. Une fiche d’information sur les suites opératoires et sur le traitement de la douleur vous sera remise à votre sortie de l’hôpital.

 

Sortie de l’Hôpital

Vous sortirez de l’Hôpital avec un arrêt de travail d’une durée variable selon le type d’intervention et les exigences de votre profession, et parfois avec une ordonnance de kinésithérapie respiratoire, pour accélérer la récupération de votre fonction respiratoire. Les fils sont enlevés entre le 7ème et le 10ème jour post-opératoire par une infirmière ou votre médecin traitant. Sauf avis contraire, vous serez revu en consultation par le chirurgien et/ou le pneumologue au premier mois postopératoire.

Informations

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Dans la perspective de réaliser ultérieurement des recherches portant sur les techniques chirurgicales, certaines données personnelles et médicales contenues dans votre dossier (telles que âge, principaux antécédents médicaux, examen clinique, durée d’intervention, résultats d’examens complémentaires, techniques utilisées et leurs résultats…) pourront être collectées dans un fichier informatique et analysées à des fins de recherche.

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Département Thoracique, IMM
D. Gossot, E. Brian, R. Caliandro, P. Girard, M. Grigoroiu, Dr A. Seguin-Givelet, JB. Stern
Fiche d’information d’information mise à jour le 4 avril 2016
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